Réaction à la chronique de Patrick Lagacé : Agir ouvertement

La chronique de Patrick Lagacé publiée le 5 décembre dernier en aura surpris plusieurs tant il s'agissait d'une démonstration de l'attaque facile tel un prédateur : on prend une grosse bouchée sans effort et on se régale.

La « lobbyiste en chef de la FMSQ », comme il m'appelle, n'était pas en conférence de presse vendredi dernier pour « pleurnicher », mais bien pour ouvrir ses livres aux médias. Ainsi, à l'aube de ses 50 ans, la FMSQ affiche une ouverture inédite en matière de « transparence », en offrant aux journalistes la possibilité de poser toutes les questions à propos de ses ententes, en présence de celui qui les négocie depuis plus de 20 ans.

Comme nous l'avons répété, dans le rapport du Vérificateur général du Québec  (VGQ), tout y est, à partir du rattrapage de 2003 jusqu'à la fin de l'étalement en 2021 ! Il faut seulement avoir envie de laisser de côté les préjugés, de comprendre les chiffres, de se souvenir… que, lors de l'exercice de rattrapage mené entre 2002 et 2006, l'écart de « richesse collective » ou la réalité économique du Québec par rapport aux autres provinces a été pris en compte par tous les experts, les nôtres et ceux du gouvernement; que les médecins spécialistes ont étalé pour la troisième fois, jusqu'en 2021, leur rattrapage obtenu en 2006; que les médecins spécialistes ont contribué à l'effort budgétaire en remettant à l'État la huitième année de leur entente d'étalement, soit 350 millions de dollars; que le dépassement réel de l'enveloppe de 400 millions de dollars (et encore moins de 800 millions colportés par certains) est plutôt de 64,6 millions de dollars; que cette sous-évaluation par le Conseil du trésor s'est soldée par plus de services et de soins à la population; que jamais la FMSQ n'a distribué à ses membres des restants d'enveloppe « magique » pour des soins non dispensés; que les mesures soi-disant sans cibles ont bel et bien donné des résultats au bénéfice des patients en médecine spécialisée.

Les attaques personnelles ne viendront pas à bout de ma volonté d'agir ouvertement. Tout est sur la table, nous n'avons rien à cacher !

 

Version publiée le 12 décembre 2015