Réaction à l'article paru dans l'édition du 6 juin 2018 de Profession Santé

Parue le 8 juin 2018 dans Profession Santé

 

Pétition concernant le mode de rémunération :
L'art d'entretenir la confusion selon la FMSQ

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) tient à réagir brièvement au dépôt de l'extrait d'une pétition de 2 953 signataires parrainée par la porte-parole de l'Opposition officielle en matière de santé, Diane Lamarre, concernant la révision du mode de rémunération des médecins.

Lors de son point de presse tenu le 6 juin, Mme Lamarre a évoqué des arguments qui sont tous liés à la première ligne, dont les groupes de médecine familiale et les problèmes d'accès. Pourquoi le Parti Québécois persiste-t-il à vouloir associer les médecins spécialistes aux ratés de la première ligne ? Parlant de double facturation avec les infirmières praticiennes spécialisées (IPS), la FMSQ réitère le fait que les médecins spécialistes les considèrent comme des membres à part entière des équipes de soins et ils voient les patients qu'elles leur adressent au besoin.

« Il est ahurissant d'entendre la porte-parole du PQ affirmer que la rémunération à l'acte amène les médecins à encourager leurs patients à consommer des soins. D'abord, Mme Lamarre devrait savoir qu'à l'instar des pharmaciens comme elle, les médecins spécialistes ont un code de déontologie à respecter. Si elle est au fait de cas précis concernant la surmédicalisation, je l'invite à communiquer avec le Collège des médecins du Québec, a signifié la présidente de la FMSQ, Dre Diane Francœur. La bonne nouvelle pour les patients, c'est que le carnet de santé récemment mis à leur disposition leur permettra de connaître les frais qui sont facturés par les médecins; ils seront à même de juger. Par ailleurs, il faut reconnaître que le vieillissement de la population et la prévalence des maladies chroniques combinées exercent une pression sur la demande et commandent davantage de soins et services », a ajouté Dre Francœur.

« Je tiens encore une fois à rappeler que la Fédération que je préside n'a aucun problème à revoir le mode de rémunération de ses membres, mais que cet exercice devra être effectué par de véritables experts qui devront tenir compte de tous les aspects associés au contexte de pratique et qui auront l'ouverture d'esprit nécessaire pour évaluer le dossier de manière impartiale et objective », a expliqué la présidente.  Il est également utile de mentionner que 45 % des médecins spécialistes sont déjà rémunérés selon le mode mixte et que 55 % le sont selon d'autres modes de rémunération, dont celui à l'acte.

Rappelons que l'entente signée par la FMSQ et le gouvernement du Québec prévoit qu'une étude comparative sera réalisée par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) et cette étude permettra d'avoir l'heure juste sur la question de la rémunération. « Le PQ affiche un réel mépris qui n'a pas sa place envers la profession médicale. Au lieu de tirer constamment à boulets rouges sur les médecins, il serait intéressant que, de temps en temps, le ton change et qu'il y ait des propositions constructives et réalistes du côté du PQ pour faire avancer les dossiers », a conclu Dre Francœur.