La FMSQ médusée par l'approche du gouvernement

Montréal, le 3 novembre 2006 – La FMSQ (Fédération des médecins spécialistes du Québec) est abasourdie d'apprendre que le ministre Couillard a préparé un programme complémentaire de rémunération en milieu universitaire sans concertation avec les médecins spécialistes ! Même si la FMSQ se réjouit que le gouvernement se décide enfin à bouger sur ce dossier, elle ne peut que se désoler d'observer que le ministre semble vouloir imposer ses vues et fasse encore cavalier seul, avec un investissement insuffisant.

Au cours des dernières années, la FMSQ a insisté sur le fait qu'il était impératif que le gouvernement reconnaisse à quel point le rôle des médecins spécialistes était crucial dans les domaines de l'enseignement, des tâches médico-administratives et de la recherche. « L'importance des tâches des médecins spécialistes en milieu universitaire n'a jamais été reconnue à sa juste valeur au Québec. L'enseignement, les activités de recherche ou les tâches médico-administratives sont toujours peu ou non rémunérés, ce qui est inadmissible, déclare Dr Louis Morazain, vice-président de la FMSQ, de la même façon que le gouvernement nous impose sa manière de négocier en passant une loi spéciale, il nous impose un programme sans nous concerter ».

La FMSQ estime que cet ajout est bien insuffisant. Alors qu'au printemps dernier il était prêt à investir 50 millions de dollars, il réduit maintenant ce montant à 40 millions au moment où l'Ontario ajoute 150 millions à son programme de rémunération de l'enseignement en milieu universitaire déjà existant !

Pendant trop longtemps, le ministre a refusé d'injecter le moindre financement additionnel pour les médecins en milieu universitaire. « Qu'il veuille le faire maintenant est une chose. Qu'il dicte les modalités et les moyens et impose en plus des contraintes pour l'obtention de ce programme en est une autre », ajoute Dr Morazain.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec regroupe près de 8 000 membres au Québec, répartis dans 34 associations. Seul organisme reconnu par le gouvernement pour la négociation d'ententes collectives.