Bilan de la journée d'étude : 3 000 médecins spécialistes se mobilisent pour réaffirmer leur engagement

Montréal, le 14 novembre 2002 – Devant près de 3 000 médecins spécialistes issus des 34 associations membres de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) et venus des quatre coins du Québec, les dirigeants de la FMSQ ont brossé un portrait réaliste et fort peu reluisant des conditions de pratique qui leur sont imposées par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Précisons que 2 000 médecins spécialistes n'étaient pas au rendez-vous puisqu'ils assuraient les services essentiels.

« Nous en avons assez de l'attitude du ministre Legault et du programme de désinformation dans lequel il s'est engagé pour obtenir à tout prix l'appui de la population », déclare Dr Yves Dugré, président de la FMSQ. « Les médecins spécialistes sont pris dans un véritable étau : d'un côté les patients les pressent pour obtenir des soins, les meilleurs possibles et dans les meilleurs délais, et de l'autre, le gouvernement continue de réduire les ressources nécessaires. La situation est devenue intenable pour un nombre grandissant de médecins qui décident éventuellement d'aller pratiquer ailleurs, où l'équipement et les installations sont plus récents, les contraintes moins nombreuses et les possibilités d'exercer une médecine de pointe et de se perfectionner plus grandes. » 
La FMSQ rejette notamment les nombreuses clauses limitatives et abusives relativement à l'engagement des médecins ainsi que l'idée de la création d'un département régional de la médecine spécialisée, une proposition saugrenue qui ne fera qu'ajouter un nouveau pallier bureaucratique à la structure actuelle.

La FMSQ exige d'abord du gouvernement le respect de l'autonomie professionnelle des médecins spécialistes du Québec ainsi que la reconnaissance de l'écart de la rémunération avec leurs collègues du reste du Canada, qui est de l'ordre de 48 %. Par ailleurs, la FMSQ souligne que les demandes des médecins spécialistes relatives à la rémunération comprennent aussi bien le perfectionnement et la recherche que les honoraires.

Plus que tout, la FMSQ refuse de se soumettre au ministre qui rend la pratique de la médecine au Québec étouffante. « Ce n'est pas ce dont ont besoin les patients québécois pour obtenir de meilleurs services et de meilleurs soins, souligne Dr Dugré. Nous ne sommes pas des enfants gâtés, nous sommes simplement des médecins qui demandent respect dans l'exercice de leur profession. »

La Fédération des médecins spécialistes du Québec  regroupe près de 7 500 membres au Québec, répartis dans 34 spécialités. Seul organisme reconnu par le gouvernement pour la négociation d'ententes collectives pour les médecins spécialistes, la FMSQ est également consultée pour tout ce qui touche l'organisation des soins médicaux au Québec.

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