FMSQ, MQRP, MSSS et frais accessoires

Montréal, le 10 juin 2013 – La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a été surprise d'apprendre par la voix des médias que « le ministre de la Santé affirme travailler depuis six mois à la mise en place d'un plan qui vise à abolir ces frais ». Pourtant, la FMSQ constate qu'aucune démarche en ce sens n'a été proposée depuis le 4 septembre dernier.

Nous l'avons dit à plusieurs reprises : il appartient à l'État de déterminer le niveau de couverture des services médicaux, tant à l'hôpital qu'en cabinet. De plus, selon le Dr Barrette, « il a été historiquement choisi par l'État de limiter l'accès public aux services médicaux en cabinet en choisissant volontairement et sciemment de ne pas couvrir publiquement les coûts opérationnels associés à certains de ces services. Voilà pourquoi l'exemple donné par MQRP induit le public en erreur. En effet, dans le cas de l'endoscopie pratiquée en cabinet, l'honoraire payé au médecin par la RAMQ l'est pour son geste professionnel. Il est évidemment le même qu'à l'hôpital. Or, en cabinet, le médecin doit supporter d'importants frais liés, par exemple, au personnel, à l'acquisition et à l'entretien des endoscopes, à la stérilisation, etc. Ces frais ne sont actuellement pas couverts par le régime public d'assurance maladie du Québec, d'où les frais accessoires », a expliqué le président de la FMSQ.

Nous apprenons donc que le ministre a un plan. Soit. De deux choses l'une : ou bien tout se fait à l'hôpital, ou bien l'État s'assure de couvrir publiquement tous les frais associés aux services médicaux, tant à hôpital qu'en cabinet. Or, « comme cette non-couverture universelle constitue actuellement une restriction dans l'accès aux services médicaux au Québec et que nous demandons à ce que cette situation soit corrigée depuis des années, nous espérons que le ministre Hébert s'adressera à la totalité de la problématique et pas seulement à quelques cas isolés promus par certains groupes », a aussi mentionné Dr Barrette.

La FMSQ tient à réitérer qu'aucun plan de cette nature ne peut être exécuté sans une collaboration avec les deux fédérations médicales et « nous déplorons que des travaux en ce sens semblent avoir été engagés depuis six mois au MSSS sans que qui que ce soit à l'extérieur n'ait été impliqué », a conclu le président de la FMSQ.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec regroupe plus de 9 000 médecins spécialistes détenant une certification dans l'une des 53 spécialités médicales reconnues.