Loi spéciale sur les urgences : les médecins du Québec sont en colère

Montréal, le vendredi 26 juillet 2002 – Après avoir, par tous les moyens, tenté de convaincre le gouvernement du Québec de renoncer à son projet de loi spéciale sur les urgences, les fédérations représentant l'ensemble des médecins du Québec déplorent son adoption, même s'il n'a pas fait l'unanimité parmi les membres de l'Assemblée nationale. Les médecins regrettent que le gouvernement ait choisi de briser le lien de confiance avec le corps médical.

Les médecins spécialistes, omnipraticiens et résidents estiment que cette loi sera inapplicable. Elle ne viendra pas combler les pénuries importantes de médecins et n'ajoutera aucune ressource pour la dispensation des soins. Ultimement, cette loi coercitive aura un impact très négatif sur la qualité des soins.

Au cours des prochaines semaines, les trois fédérations étudieront conjointement les effets de cette loi, sous ses aspects médicaux, juridiques et sociaux. Elles continueront également de concerter leurs efforts pour trouver des solutions durables aux problèmes qui se posent dans certaines salles d'urgence comme elles l'ont fait jusqu'à présent. Enfin, elles continueront de tenter de convaincre le gouvernement de retirer cette loi, qui aurait pour effet d'affecter la relation du médecin avec ses patients.

Les fédérations médicales préviennent également le gouvernement qu'elles n'accepteront pas que le ministre Legault continue de modifier unilatéralement les conditions d'exercice des médecins tel qu'il en a manifesté l'intention.

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