Pour mettre fin à la grève des infirmières - La FMSQ suggère des avenues de solution (In French only)

Montréal, le 30 juin 1999 – La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) enjoint les parties à négocier de bonne foi pour mettre fin à l'impasse des négociations dans le conflit qui oppose les infirmières au gouvernement et à la politique d'affrontement stérile qui contribue à une détérioration de la qualité et de l'accessibilité des soins aux patients.

« Les retards accumulés dus au conflit pour les chirurgies électives et semi-urgentes, pour les consultations et les procédures diagnostiques seront quasiment impossibles à rattraper durant la période estivale, période qui coïncide avec une diminution importante d'activités dans nos hôpitaux. Ces retards ne feront qu'allonger les listes d'attente déjà au seuil de l'intolérable dans plusieurs secteurs » a déclaré aujourd'hui le secrétaire de la FMSQ, Dr Jean Talbot pour expliquer la position de sa fédération.

La FMSQ accorde un appui ferme aux revendications des infirmières pour trouver des solutions réalistes aux problèmes reliés à la lourdeur de la tâche, aux conditions de travail et à la précarité d'emploi.  La FMSQ dénonce par ailleurs l'irréalisme des sanctions prévues pour les contrevenants à la loi 160 mais réitère son désaccord face à la tenue d'une grève illégale.

« Dans le but de rapprocher les parties, nous demandons au gouvernement de reconnaître dans les plus brefs délais l'écart salarial qui existe entre ces professionnelles et leurs homologues ailleurs au Canada » a indiqué le docteur Talbot.  La FMSQ considère que la reconnaissance, par le gouvernement, de cette différence salariale et l'établissement d'un échéancier réaliste de rattrapage permettrait un déblocage de la négociation et favoriserait un retour au travail des infirmières dans des conditions honorables.

La FMSQ est bien consciente que les bonifications salariales et l'amélioration des conditions d'exercice ne régleront pas le problème du manque d'effectifs infirmiers.  Toutefois elles peuvent certainement contribuer à valoriser leur profession et à inciter les jeunes à la considérer avec enthousiasme tel que cela existait avant l'époque des restrictions budgétaires et des réformes du système de santé.

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