Les médecins québécois sont impatients d'apporter des solutions aux problèmes du système de santé

Montréal, le jeudi 1er  août 2002  –  Les médecins québécois ont réitéré aujourd'hui leur volonté de continuer à collaborer à la mise en place des solutions appropriées pour résoudre les problèmes auxquels notre système de santé est confronté.  C'est l'attitude qu'ils ont toujours adoptée et ils entendent continuer d'agir de la sorte.

« C'est en privilégiant la discussion, la consultation et la concertation que l'on pourra apporter des solutions durables aux problèmes qui affectent notre système de santé » de déclarer  le Dr Renald Dutil, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le Dr Yves Dugré, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec et le Dr Stéphane P. Ahern, président de la Fédération des médecins résidents du Québec.

Les fédérations médicales contesteront devant les tribunaux la loi spéciale adoptée par l'Assemblée nationale le 25 juillet dernier, laquelle a été préparée et adoptée dans la précipitation, alors que les médecins ne se trouvaient pas en situation conflictuelle et qu'ils proposaient eux-mêmes des solutions.  Il est regrettable que le gouvernement ait développé le réflexe de recourir à des lois spéciales plutôt que de discuter de façon responsable et sérieuse, les problèmes de notre système de santé, en concertation avec les intervenants impliqués.  Au cours des trois dernières années, des lois spéciales ont ainsi été adoptées pour les infirmières, les pharmaciens et les médecins.  Cette menace a également été brandie par le ministre Legault contre les dentistes. C'est cette façon de faire qu'il faut dénoncer. 

Les médecins respecteront la loi, comme ils l'ont toujours fait.  Par ailleurs leurs fédérations utiliseront tous les moyens disponibles pour que le gouvernement la retire et privilégie la concertation plutôt que d'agir de façon unilatérale.  Les fédérations regroupant l'ensemble des médecins omnipraticiens, spécialistes et résidents continueront d'unir leurs efforts, surtout devant l'intention annoncée pour l'automne par le ministre Legault de modifier unilatéralement le statut professionnel des médecins.  Cela aurait pour principale conséquence de compromettre partout dans le réseau de la santé, à l'urgence comme ailleurs, l'accessibilité à des services médicaux de qualité auxquels les Québécois sont en droit de s'attendre.

Au cours des dernières années, des milliers de travailleurs de la santé ont réussi à maintenir, à bout de bras, un système de santé fragile et ce, malgré des conditions de travail difficiles et les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement.  Or de telles actions ne font qu'accentuer la démotivation des professionnels et travailleurs du réseau.  C'est cette façon de faire qu'il faut dénoncer en amenant plutôt le gouvernement à privilégier le dialogue.  Les médecins, eux, ont toujours été prêts à discuter.

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