Le rehaussement des facultés de médecine passe aussi par la rémunération de la médecine universitaire

Montréal, le 26 mars 2004 – La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) se dit déçue qu'aucune enveloppe budgétaire n'ait été annoncée pour la rémunération des médecins-professeurs, alors que les 61 millions $ injectés aujourd'hui seront consacrés aux immobilisations, plus précisément à l'agrandissement des locaux des facultés de médecine de l'Université de Montréal et de l'Université McGill.

Le 10 mars dernier, la FMSQ transmettait justement à la Commission de l'éducation sur la qualité, l'accessibilité et le financement des universités, ses préoccupations face au maintien de la qualité de l'enseignement aux futurs médecins spécialistes québécois et à la rémunération des médecins-professeurs. C'est pour répondre à la pénurie généralisée de médecins que le nombre d'admissions dans les facultés de médecine a augmenté au cours des dernières années, mais rien n'a été prévu pour la rémunération des médecins-professeurs qui enseignent à ces nouveaux étudiants.

On évalue actuellement à 40 M $ la valeur de l'enseignement déjà fourni par les médecins-professeurs et qui n'a pas été rémunéré. L'excellence des soins de santé spécialisés destinés à la population ne doit pas être mise en péril par le manque de ressources en enseignement que connaissent les facultés de médecine. Dans le contexte où les facultés de médecine de l'ensemble du Canada sont en concurrence pour mettre la main sur les meilleurs professeurs, les facultés de médecine québécoises doivent avoir les moyens de retenir leurs médecins afin de garantir la qualité de leur enseignement.

La Fédération des médecins spécialistes du Québec regroupe près de 8 000 membres au Québec, répartis dans 34 spécialités. Seul organisme reconnu par le gouvernement pour la négociation d'ententes collectives pour les médecins spécialistes, la FMSQ est également consultée pour tout ce qui touche l'organisation des soins médicaux au Québec.