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Ce qu’en pense le président
Dr Barrette, la prochaine vague de négociation avec le gouvernement approche. Peut-on avoir une idée de ce que la FMSQ a dans ses cartons comme demandes pour 2010?(Rires) Bien essayé! Mais nous ne dévoilerons pas nos demandes à ce stade-ci pour des raisons évidentes de stratégie. On voit bien ce qui se dessine avec le front commun de la Fonction publique, leurs demandes et leurs positions. Nous ne donnerons pas au gouvernement la chance de nous annoncer d’avance qu’il rejette nos demandes en termes de conditions d’exercice et de rémunération. La FMOQ, elle, a entrepris de médiatiser allègrement sur la place publique ses demandes en vue des prochaines négociations avec le gouvernement. Êtes-vous d’accord avec cette stratégie?C’est une stratégie intéressante pour eux, car elle semble avoir eu un effet bénéfique auprès de leurs membres, mais elle peut être dangereuse politiquement. En effet, il est maintenant possible pour l’État de contrecarrer la FMOQ de diverses manières qui peuvent lui faire très, très mal. Je suis certain qu’en ouvrant ainsi leurs livres, l’État fourbit ses armes en vue de cette prochaine ronde de négociations. Quand on prend connaissance de ce qui est véhiculé dans les médias, aux dires de la FMOQ, la FMSQ aurait tout récolté lors de la dernière vague de négociation avec le gouvernement, est-ce le cas?C’est absolument faux. La FMOQ a obtenu essentiellement les mêmes gains et en plus, osons le dire, sans trop d’efforts! Toujours selon ce qui semble véhiculé par la FMOQ, les médecins spécialistes ne devraient pas vraiment obtenir d’augmentation, le différentiel entre omnipraticien et spécialiste étant, selon eux, hors de proportion. Que pensez-vous de cette prise de position?Cette prise de position est totalement inappropriée et nous y verrons en temps et lieu. Un observateur extérieur pourrait y trouver là un vrai scandale. Ce même observateur pourrait certainement tirer d’autres conclusions. Quoi qu’il en soit, pour le moment, la prise de position qui devrait être commune à la FMSQ et à la FMOQ est que tous les médecins du Québec, généralistes ou spécialistes, ont encore tous du rattrapage à faire avec le reste du Canada et que l’objectif premier pour les négociations demeure et demeurera toujours la parité avec la moyenne canadienne de rémunération des médecins. La dernière entente comprenait 24 mesures d’amélioration de l’organisation et de l’accès aux soins. Avec le recul, la FMSQ est-elle satisfaite de l’implantation de ces mesures?Les 24 mesures d’amélioration de l’organisation et de l’accès aux soins ont été et demeurent d’excellentes mesures au bénéfice de toute la société québécoise, et ce, tant pour les patients, les médecins que pour le gouvernement. Les mesures mises en place ont contribué (et continuent de le faire) à une meilleure gestion du réseau de la santé. Aujourd’hui, les mesures ne sont pas toutes encore en place, c’est un processus continu qui fait partie du travail entrepris avec le gouvernement. Nous avons, d’un commun accord, étalé l’implantation des mesures sur une période de 8 ans. Fondamentalement, ça a été une bonne chose que nous sommes prêts à répéter dans le futur. Contrairement à d’autres organisations qui, à mon humble avis, font une grave erreur, la FMSQ négocie des mesures qui prennent en compte les besoins de la société. C’est pourquoi, depuis les trois dernières années, nous avons discuté et implanté des mesures qui sont construites en tenant compte de l’amélioration de la productivité dans le réseau. Nous agissons ainsi pour que tout le monde gagne : patients, médecins et État. |
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