Magazine électronique

Ce qu’en pense le président

Dr Gaétan BarretteDans une période où de nombreuses organisations syndicales sont en négociation active avec le gouvernement pour le renouvellement de leur convention collective, nous avons demandé ce qu'en pense le président de la FMSQ.

Dr Barrette, le Front commun a décrété que le 20 avril était la date charnière pour négocier avec le gouvernement et qu’après, il demanderait la médiation. On a cru un instant à une ouverture de la part des deux côtés. La veille du 20 avril, on entendait qu’il n’y aurait pas de recours à la médiation et le lendemain, on demandait la mise en place de la médiation. D’après vous, verra-t-on une entente d’ici peu, que ce soit avec ou sans médiation?

C’est le jeu normal de la négociation. Comme toujours, tout se règle au fil d’arrivée. Chacune des parties a intérêt à donner une image qui lui est favorable pour pouvoir exercer de l’influence sur la place publique. La situation actuelle du Front commun ne me surprend pas. On verra la suite des choses…

De notre point de vue, ce qui se passe avec le Front commun n’a pas vraiment d’impact sur nos demandes.

La FMSQ a récemment déposé ses demandes, comment entrevoyez-vous le processus de négociation avec le ministre de la Santé?

Dans le cadre du renouvellement de l’entente régissant la rémunération des médecins spécialistes, la FMSQ a officiellement déposé ses demandes la semaine dernière. Il est encore trop tôt pour savoir comment ils vont réagir. Notre dépôt est un dépôt intelligent qui prend en compte les considérations et les impératifs gouvernementaux. Nos demandes sont plus globales que la rémunération seule. On connaîtra donc la réaction du gouvernement au cours des prochaines semaines. À cet effet, nos lecteurs devraient consulter le texte de Me Bellavance qui donne plus d’information sur le processus de négociation.

Croyez-vous que le ministre, étant un omnipraticien, aura tendance à favoriser les omnipraticiens?

Le ministre doit rester au-dessus de la mêlée et ne pas avoir de préjugé favorable pour l’une ou l’autre des parties. L’enjeu ici est le réseau de la santé et les soins à la population et non ses « amours originelles ».

Au-delà de la négociation, selon vous, quels sont les plus grands besoins du réseau de la santé, aujourd’hui?

Le réseau a besoin d’un financement stable et d’une gestion plus rigoureuse et méthodique. Le réseau a besoin d’une collaboration accrue du corps médical dans la gestion, donc, dans la prise de décisions.

C’est vraiment le défi du futur du réseau de la santé. Et c’est pourquoi la FMSQ en a tenu compte dans le dépôt de ses demandes.

Merci Dr Barrette.

Production et conception © Fédération des médecins spécialistes du Québec 2010