Mon histoire santé

L'histoire de Nancy

Bonjour,

J'ai regardé Les Docteurs et j'ai apprécié le concept et j'ai vu votre annonce. Voici mon histoire : Aujourd'hui en 2010, je dois déjà ma vie à de nombreux médecins. Je suis une mère de 23 ans, de 3 merveilleux enfants. Je suis une fille multi-allergique qui fait de l'asthme chronique et l'eczéma atopique et j'ai un syndrome celui de l'Ehler-Danlos.

Le 17 février 2009, je suis enceinte de 8 mois, et j'avais un rendez-vous à l'Hôpital Le Gardeur  puisque je voulais un AVAC. J'ai dû passer une échographie vaginale pour mesurer l'épaisseur de mes dernières plaies de césarienne antérieure. Ma santé allait bien.

Les 26-27 février, à 36 semaines, j'ai une crise d'asthme qui se déclenche. J'arrivais à la contrôler jusqu'à la nuit du 28 février-1 mars 2009. Le matin même, j'ai dis à mon conjoint qu'il m'amène à l'Hôpital d'Arthabaska, que je n'allais vraiment pas bien. Je prenais continuellement mon bricanyl et symbicort, le ventolin aux 30 minutes… Plus rien ne fonctionnait. Arrivée à l'hôpital, au triage on m'a installée tout de suite sur une civière et on m'a branchée. Pendant quelques heures, les inhalothérapeutes m'ont donné des pompes par nébulisateur aux 15 minutes. On prend des radiographies de mes poumons. Rien n'indique que j'ai une pneumonie, bronchite ou autres… Près de l'heure du souper, mes contractions se déclenchent. On me transfère de l'urgence à l'unité mère-enfant, la prise d'un bain a été nécessaire pour calmer mes contractions. Puis, le lendemain, on m'a fait faire un test en médecine nucléaire et à ce moment, on m'a diagnostiqué une pneumonie "cachée". Alors, on essaie de me traiter avec le peu d'antibiotiques auxquels je ne suis pas allergique, aucun effet bénéfique mais mon état s'aggrave toujours !

Le 3 mars, j'inhalais 8 respires par minute (humain normal 15-16) et mon cœur battait à 180 battements par minute. Les médecins ont parlé avec mon conjoint et mes parents pour prendre la décision de me mettre dans le coma, de me stabiliser, de m'accoucher et de me réveiller lorsque mon état sera moins souffrant. Donc, c'est ce qui s'est passé ! À 17h08, bébé Noah est né. Cependant, pendant 3 jours, mon cas était critique, je combattais la machine artificielle. J'ai eu l'onction des malades à la demande de mes parents. 

Le 6 mars, la journée de ma fête, mon état est passé de critique à stable et plus les jours avançaient, plus mon état se stabilisait. Le 11 mars, je me suis réveillée, mais un autre problème survient,  j'ai la polyneuropathie des soins intensifs, plus capable de me mobiliser ! Je suis coincée dans mon corps. J'ai tellement de détermination que jamais je me suis découragée.

Le 25 mars, on m'a transférée à l'URFI (un centre où la réadaptation est intensive), on me mentionne que j'en ai pour environ 2 à 3 mois. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que moi, je ne veux pas rester là plus que 2 semaines, max 3. J'ai tout de même un bébé naissant que je ne me suis même pas occupé encore. On m'annonce que ce n'est pas ouvert la fin de semaine, donc j'ai tout essayé pour être capable de monter des marches, du jeudi à vendredi. Je n'y suis pas arrivé, mais je voulais tellement que mon père et mon conjoint m'ont fait la chaise et m'ont monté au 2e étage pour mon appartement. Donc, j'ai quitté ma chambre en fauteuil roulant jusqu'à la voiture et je suis revenue le dimanche soir, en marchant de l'auto à ma chambre, sans me tenir. Je suis restée jusqu'au 3 avril et je n'y suis plus retournée. Cependant, j'ai dû faire de la réadaptation 3 fois semaine, d'avril à décembre 2009. Voilà, la force de la détermination et le vouloir vivre ! Je vous remercie de m'avoir sauvé la vie, à moi et à mon petit Noah.