Mon histoire santé
L'histoire de Marcelle Lise
À la suite de mon hospitalisation en juin dernier, je tenais à vous faire part des bons soins que j'ai reçus à la Cité de la santé de Laval : l'accueil, le personnel des soins hospitaliers et même les repas, tout était très bien.
Mais la raison principale pour laquelle je vous écris aujourd'hui concerne mon chirurgien, le Dr Patrick Bouchard. J'ai été grandement impressionnée par ce médecin. Je considère que c'est non seulement un excellent chirurgien, qui maîtrise bien sa spécialité, mais il est aussi un être humain extraordinaire qui aime ce qu'il fait et qui aime ses patients. C'est une personne dédiée à son travail. Doué d'une grande générosité dans ses explications et sa façon de nous rassurer, il est à l'écoute de ses patients. J'ai été à même de voir une autre facette de sa générosité; j'avais un rendez-vous avec lui à huit heures du matin. J'ai appris par la secrétaire qu'il avait passé la nuit à opérer et pourtant, il n'a pas annulé sa journée.
Fin janvier, après plusieurs examens, le Dr Bouchard souhaite m'opérer à la fin février ou au début du mois de mars puisqu'un diverticule avait percé ma vessie. Je devais donc continuer de prendre mes antibiotiques et, par la suite, une secrétaire devait communiquer avec moi pour me donner la date de mon hospitalisation. Dr Bouchard m'inscrit donc sur la liste d'attente le 3 février.
Finalement, après trois mois et demi d'attente, on m'appelle le 12 mai pour être opérée le 19 mai. Puis, c'est malheureusement remis au 26 mai. Je devais me présenter à 14 heures la veille, pour la préparation, mais le 24 mai on m'annonce que l'opération était encore reportée; cette fois au 15 juin. Je devais m'occuper moi-même de la préparation pour l'arrivée à l'hôpital à 6 h 30 le jour même de l'opération. Dr Bouchard s'est informé par l'entremise de la secrétaire, comment je me sentais suite au fait que l'intervention avait été reportée à deux reprises. Il était soucieux de mon état moral et du stress que cela pouvait m'avoir causé. Je me demande si « l'administration » avait le même souci de mon stress ? À 66 ans, je dois vous avouer que je me serais passée de tout cela.
J'ai été à même de constater comme nous étions chanceux au Québec d'avoir des chirurgiens, des médecins et des infirmières comme nous avons. Est-ce que nos ministres et nos administrateurs ont le souci de leurs médecins et des patients ? Est-ce qu'il ne serait pas possible de s'asseoir avec eux pour régler les problèmes internes. Je crois que ce sont les mieux placés pour améliorer certaines situations au lieu de remplir des formulaires et d'essayer de sauver de l'argent sur leur dos et le nôtre.
Pour ma part tout ce que je peux faire c'est de vous dire merci Dr Bouchard d'être ce que vous êtes. J'ai été privilégiée dans les circonstances, de vous avoir connu.


