
Le 21 novembre 2007, le projet de loi privé C-484 était déposé à la Chambre des communes. Celui-ci visait à amender le Code criminel afin de sévir contre tout acte de violence entraînant la mort d'un enfant à naître. Cette loi, si adoptée, accordait implicitement un statut juridique au fœtus et aurait pu ressusciter un débat clos depuis 20 ans au Québec, celui de la criminalisation de l'avortement. Le projet de loi C-484 aurait aussi pu ouvrir la porte à d'éventuelles poursuites criminelles intentées contre les médecins spécialistes pratiquant des avortements.
Le 5 mars 2008, le projet de loi C-484 franchissait dans une quasi-indifférence la deuxième étape de son adoption: 147 votes en sa faveur, dont 118 conservateurs, incluant le premier ministre. Les députés des partis d'opposition s'étaient majoritairement prononcés contre son adoption, mais en quantité insuffisante pour le bloquer.
À la suite du résultat du vote à la Chambre des communes, la FMSQ décide de prendre publiquement position contre ce projet de loi. En avril 2008, elle entreprend une importante campagne de sensibilisation auprès du public pour dénoncer le projet de loi
C-484 « Loi sur les enfants non encore nés victimes d'actes criminels ».

