Médecins spécialistes / Développement professionnel
DPC en bref
Qu’est-ce que le DPC ?
Le développement professionnel continu (DPC) s’appuie sur une analyse des besoins et des objectifs de chaque médecin spécialiste en matière d’apprentissage et de formation. Il vise l’acquisition et la mise en application perpétuelle de connaissances et d’habiletés diverses, dans le but ultime d’améliorer constamment les soins qu’il dispense à ses patients.
Le DPC est d’abord une responsabilité personnelle qui échoit à chaque individu, mais dans un environnement bien défini. Il existe en effet une toile de fond au DPC, d’une part académique et scientifique bien sûr, mais d’autre part juridique et politique, exerçant un rôle déterminant pour guider et encadrer les médecins.
Selon son Code de déontologie, le médecin se doit de maintenir ses compétences, lesquelles seront vérifiables par l’organisme régulateur émettant les permis de pratique, soit le Collège des médecins du Québec. Celui-ci répond à l’Office des professions du Québec qui rend compte au gouvernement. Si le développement professionnel continu est d’abord une affaire personnelle, il existe en filigrane toute une série d’intervenants et de règlements qui établissent des normes, des règles d’éthique, qui proposent des avenues et qui peuvent exercer un droit de regard ou, le cas échéant, édicter des obligations en cas de manquement.
Le contrat social entre la médecine et la société demande que les médecins soient responsables du maintien de leur compétence et agissent à titre de maîtres d’oeuvre de leur développement professionnel. Voilà, en somme, ce qu’est le développement professionnel continu.
Vous trouverez dans ces différentes rubriques des informations portant sur le DPC, nos structures et comités, les critères, normes et règles d’éthique applicables, des liens d’intérêt, des sources documentaires variées ainsi que différents outils d’évaluation et de gestion.

Un rappel historique
Au cours des années 1960, le caractère « inconditionnel et illimité » lié à l’octroi du droit de pratique médicale a fait l’objet de débats vigoureux aux États-Unis. Au Québec comme dans le reste du Canada, la question était abordée avec autant d’intensité sauf que, contrairement aux États-Unis, la Loi sur les professions comportait déjà une obligation à la formation continue. Puisque, par tradition, elle s’effectuait surtout sur une base volontaire, notamment chez les médecins spécialistes, on s’affairait plutôt à établir des normes de qualité, à identifier et à définir des méthodes et des critères d’évaluation pour établir la pertinence du contenu des activités de formation devant être offertes.
C’est dans ce contexte qu’en février 1974, le conseil d’administration et l’assemblée des délégués de la FMSQ décidaient de créer la toute première instance vouée à l’enseignement médical permanent, vocable alors utilisé pour désigner le DPC. C’est au docteur Osman P. Gialloreto, cardiologue, qu’a d’abord été confié la responsabilité de mettre sur pied un bureau permanent qui deviendra, quelques mois plus tard, l’Office d’éducation médicale permanente de la FMSQ.
Dans cette foulée était également créé le Conseil d’enseignement médical permanent de la FMSQ. Instance consultative, composée des représentants des associations affiliées. Le Conseil devait susciter l’échange et le partage d’informations, permettre de documenter et d’analyser les différents programmes offerts et, le cas échéant, aider certaines associations à mettre sur pied leurs structures et programmes spécifiques.
Au cours de cette même période, notamment sous l’impulsion de la FMSQ, le Conseil d’éducation médicale continue du Québec (CEMCQ) voit le jour. Forum consultatif composé de représentants de l’ordre professionnel, des facultés de médecines, de représentants d’associations médicales nationales et de divers organismes du Québec et du Canada, le CEMCQ a pour principal mandat de définir ou d’émettre des recommandations à l’égard des règles, normes et codes d’éthique devant régir les activités de formation.
En février 1984, le docteur Jean Vincelette, microbiologiste à l’hôpital Saint-Luc de Montréal et membre de l’Office de formation médicale de la FMSQ, est élu président du CEMCQ, fonction qu’il occupera d’ailleurs au cours des quatre années suivantes. En 1985, il succède au docteur Gialloreto à titre de directeur de l’Office. Le docteur Vincelette cumule également une nouvelle fonction, celle de directeur des Politiques de la santé, fonction qui demeure intimement associée à celle de directeur de l’Office encore aujourd’hui.
En 1986, à la suite d’une première visite effectuée par la Corporation professionnelle des médecins du Québec (l’actuel Collège des médecins), l’agrément est accordée pour une période de 4 ans. Ce premier agrément vient couronner douze ans d’efforts soutenus pour la mise en place d’une politique structurante en matière de formation continue. Les visites d’agrément subséquentes de 1991 et de 1995 ne feront que confirmer le sérieux et l’à-propos de la démarche entreprise quelque vingt ans plus tôt par la FMSQ.
En 1995, la direction de l’Office est confiée au docteur Michel Brazeau, qui occupera cette fonction jusqu’en juin 1999 où il sera remplacé par le docteur Gilles Hudon, directeur actuel. C’est sous sa gouverne que l’Office changera de vocable pour devenir l’Office de développement professionnel.
La plus récente visite d’agrément du Collège des médecins, effectuée en février 2006, est venue confirmer l’excellence des activités de DPC offertes aux membres par les associations affiliées. L’Office de développement professionnel ainsi que 30 associations se sont vu accordées un agrément sans conditions d’une durée de cinq ans, jusqu’à la prochaine visite prévue en 2011.

Le Conseil de développement professionnel continu de la FMSQ
L'Office de développement professionnel fait la promotion du maintien de la compétence et du développement professionnel des médecins spécialistes membres des associations affiliées à la FMSQ.
Le Conseil de développement professionnel continu est un forum d'échanges où les responsables de DPC des associations affiliées partagent leurs expériences d'organisateurs d'activités éducatives. Il aide à promouvoir la qualité et le nombre de programmes de formation médicale continue destinés aux médecins spécialistes. Chacune des 34 associations affiliées délègue au Conseil de développement professionnel un représentant de son unité de développement professionnel. Un représentant du Centre de formation continue de chacune des facultés de médecine, du Collège des médecins du Québec, du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada, de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et des compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) font également partie de ce Conseil.

Le Comité d’organisation et d’orientation
Le Comité d'organisation et d'orientation conseille l'Office de développement professionnel et son directeur quant à la planification des activités et la formation des formateurs. Le mandat des membres du Comité est de deux ans et est renouvelable.
Ses membres sont :
- Le directeur de l'Office de développement professionnel, président
- Le responsable de chacun des centres de développement professionnel continu des quatre facultés de médecine du Québec, ou son substitut
- Université Laval
- Université McGill
- Université de Montréal
- Université de Sherbrooke
- Un représentant du Collège des médecins du Québec
- le directeur de l’amélioration de l’exercice;
- le directeur-adjoint de l’amélioration de l’exercice (substitut).
- Un représentant du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada
- Un représentant de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec
- Deux délégués du Conseil de développement professionnel de la Fédération des médecins spécialistes du Québec
- Deux membres des associations affiliées avec compétence reconnue en andragogie, DPC ou autre
- Un représentant des compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D)
- La coordonnatrice de l’Office de développement professionnel
- Toute autre personne-ressource, selon les besoins, sans droit de vote.

Processus d’agrément des associations affiliées
De par les obligations et les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi, le Collège des médecins du Québec (CMQ) est chargé de l’évaluation et de l’octroi du certificat d’agrément pour les programmes d’éducation médicale continue des associations professionnelles.
Par le biais de son Comité d’admission à l’exercice, le CMQ s’assure ainsi que les associations professionnelles de médecins se sont bien acquittées de leurs responsabilités en ayant offert à leurs membres des activités et des outils de formation respectant les différents critères reconnus et en vigueur. Dans le cas des fédérations médicales, ce rôle est d’autant plus important que certaines associations affiliées constituent le seul regroupement scientifique québécois dans un champ d'exercice donné.
Les visites d’agrément s’effectuent tous les cinq ans –la plus récente ayant eu lieu en février 2006. Lors de ces visites, il appartient au président et au secrétaire de la Fédération, au président et au responsable du DPC de chacune des 34 spécialités, au président et au responsable du DPC de la Société des médecins experts du Québec ainsi qu’au directeur de l’Office de développement professionnel de présenter aux médecins visiteurs du CMQ le bilan des activités de développement professionnel organisées pour leurs membres au cours des cinq dernières années. Ils doivent ainsi démontrer qu’ils se sont acquittés des responsabilités que leur a conférées le Collège en terme de développement professionnel.
L’agrément est différent du permis d’exercer, lequel est normalement requis par une autorité gouvernementale qui reconnaît qu’un individu ou un organisme satisfait à des normes minimales. L’agrément met l’accent sur les stratégies d’amélioration continue et l’accession à des normes de qualité optimales, plutôt qu’à l’adhésion à des normes minimales. L’élaboration d’un processus d’agrément constitue une exigence essentielle pour de nombreuses professions autoréglementées et vise l’atteinte de l’excellence plutôt que le respect de normes minimales.

Les nouvelles normes du Collège des médecins
Éthique du DPC